Cela fait déjà plusieurs jours que je me sens si mal. J'ai perdu ma joie de vivre, je n'arrive plus a relativiser, et je me noie dans un océan de tristesse et de désespoir.
J'ai l'habitude de ses épisodes de "blues" mais normalement cela ne dure qu'un jour ou deux maximum, là je dois être a quatre ou cinq.
Plus les jours défilent, plus je m'enfonce dans les profondeurs sombre de cette triste vie. Un rien ne m’énerve, je parle mal a tout le monde, je ne souris plus, j'écoute des grands standards dépressif.
Personne ne me tends la main, je suis seul avec la noirceur de mon âme, me noyant en tendant les bras espérant qu'une main divine ou bienveillante me sorte de ces eaux tumultueuse et impétueuses. En attendant je continu de boire la tasse des regrets et des souvenirs passés. Je pense aux jours où j'étais heureux, ces jours si loin ou je riais, ces jours d'été apaisant qui me faisait me sentir si bien.
Je regrette, de ne pas avoir su apprécier ces moments, on ne fait as gaffe a l'instant présent, puis quand ce moment passe, on s'en souviens nostalgiquement.
Mon adolescence est en sursis, bientôt elle ne sera plus, je serais un homme nostalgique de son enfance, perdu dans l'obscurité, pas prêt a affronter la vie.
J'aimerais m'enfermer dans une maison de bois au milieu d'un océan paisible, entouré de bonheur, avec la personne qui m'aimera, puis vieillir a l'abri des horreurs de ce monde. Vivre en sécurité sur un petit nuage.
Seulement je suis quelqu'un de torturé, destiné a une vie tragique, peu heureuse, je mourais seul et jeune dans une tristesse infinie. Je m'en irais, regrettant les années dont je n'ai pas profité.
Je m'endormirai sur un tas de nostalgie, et de manque affectif, j'aurais était qu'un simple humain, parmi t'en d'autres, qui s’apitoie sur son sort. Bien trop égoïste, un enfant de riche, se plaignant de sa vie alors que d'autre vivent de véritable cauchemar a l'heure ou j'écris ces lignes.
Un petit français arrogant ne voyant que son nombril.
Je reste là, planté a la fin de ma 17eme année, a attendre un miracle qui ne vient pas, attendant que quelque chose fasse basculer ma vie dans le coté positif. j'attends toujours la main entourée de lumière qui m’emmènera au pays des rêves et des rires.
J'attends de ne plus être invisible, de ne plus être seul, seul et triste, dans un monde qui ne me convient pas.
Mais il faut que je me rende a l'évidence, je suis bel est bien seul et invisible.
J'aimerais savoir ce que dirais les gens si je mourais demain..; "ah oui je l'aimais bien, il était gentil" " Oh, c'est le gay du collège, c'est con" "C'est chaud ! Il reste du poulet ?"
Mon quart d'heure de gloire c'est là que je l'aurais, a ma mort.
Bisous, Un Gars Invisible
Ps: (Désolé pour la tristesse de ce texte mais je peux pas faire mieux en écoutant "L'Aigle Noir" de Barbara)
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